Pleins feux sur la relève entrepreneuriale avec Jean-Luc Martineau

Étudiant en finance et entrepreneur né, Jean-Luc Martineau est franchisé de Student Home Services (la division anglaise de Vitres.net) depuis deux ans dans le secteur d’Ottawa. Ambitieux, il est très impliqué dans les clubs d’entrepreneuriat de son université afin de promouvoir la relève entrepreneuriale. Découvrez dans cette 9e édition de notre série d’articles comment il voit le monde des affaires et ses ambitions pour atteindre son objectif : « devenir un millionnaire ».

1. Qu’aimerais-tu faire dans la vie plus tard ?

Je peux dire que je suis un entrepreneur né, car dès mon jeune âge, je me suis déjà lancé dans une compagnie. Plus tard, j’aimerais toujours avoir ma propre entreprise. Pour le moment, je ne sais pas encore dans quel secteur je vais m’en aller, mais je voudrais vraiment créer quelque chose pour moi. Ma passion c’est la finance, tout ce qui a rapport aux investissements et le marché financier, donc ce sera sûrement dans ce secteur.

2. Que fais-tu pour te garder motivé ?

Quand je commence un projet, je suis toujours quelqu’un de très compétitif. Je veux être le meilleur et c’est ce qui me motive le plus afin d’atteindre mon but, être parmi les meilleurs dans le business. C’est ce qui m’a poussé à être en haut de la liste parce que je suis capable de me dépasser, et d’atteindre mes objectifs. J’ai une mentalité qui croit au travail.

Je pense que si tu es capable de te motiver, de travailler, tu ne lâches pas, tu vas atteindre tes objectifs. Pour moi, c’est vraiment la possibilité de créer quelque chose, et d’accomplir mes ambitions, la satisfaction que cela me donne, c’est ça qui me motive à continuer.

3. Qui admires-tu ? As-tu des mentors ? Qui est ton modèle ? Pourquoi ?

Warren Buffet ! Il est vraiment un exemple du succès parce que si tu es capable de travailler, tu peux atteindre n’importe quoi. C’est le meilleur dans le monde de la finance et c’est le deuxième homme le plus riche au monde.

4. Qu’est-ce qui t’inspire dans la vie à te lever le matin ?

Mes objectifs de la journée ! Comme j’ai dit, j’aimerais avoir ma propre compagnie, avoir du succès et être millionnaire. Quand je me réveille, j’essaie toujours de penser à mes objectifs, c’est cela qui va me donner de l’énergie pour commencer ma journée.

Jean-Luc Martineau

5. Qu’est-ce qui t’a mené en entrepreneuriat ?

Je pense que tout d’abord, l’entrepreneuriat n’est pas fait pour tout le monde, car il faut vraiment avoir cela dans le sang. Dès l’âge de cinq ans, j’avais mon premier business, je faisais de la peinture que je vendais aux membres de ma famille. La différence avec un entrepreneur et une personne qui travaille est le fait que l’entrepreneuriat t’amène la liberté de faire ce que tu veux. Les autres qui travaillent à temps plein ou pour quelqu’un ne peuvent faire son propre horaire. Je dirais que c’est vraiment la liberté.

6. Peux-tu me parler du dynamisme entrepreneurial à Ottawa ?

Je dirais que ce n’est pas comparable à Montréal. Ottawa est une ville de fonctionnaires. La plupart des parents de mes amis travaillent pour le gouvernement, donc on ne voit pas beaucoup d’entrepreneurs. Ils sont plus habitués à une vie et un travail plus stable qui est payé à l’heure, donc il n’y a pas l’aspect du risque. À Montréal, j’ai beaucoup d’amis qui ouvrent leurs propres compagnies pour créer des choses. Ici, c’est plus fermé.

7. Comment faites-vous pour vous démarquer en tant que jeunes entrepreneurs?

Je fais partie du club d’entrepreneurs à l’université, on organise plusieurs activités au courant de l’année, par exemple des compétitions qui sont quasiment semblables à Dragon’s Den. On va accueillir des entrepreneurs, il y aura des juges et les gagnants auront des financements pour lancer leurs propres compagnies. C’est ce que je fais pour nous permettre de nous démarquer. Ensuite, je participe beaucoup à des réseautages afin d’encourager un peu plus l’entrepreneuriat ici.

 

Peux-tu nous parler un peu plus de ton rôle au sein de ton club ?

Oui ! Je suis VP externe et je m’occupe de tout ce qui concerne le sponsoring, les commandites, mais aussi de projeter tout ce qui est esprit d’entrepreneurs sur le campus de l’Université d’Ottawa. J’entretiens tout ce qui est la relation externe, c’est eux qui vont nous permettre d’organiser des évènements. Par exemple, pour la compétition de Dragon’s Den, on a la Banque Nationale comme commanditaire principal.

8. Comment fais-tu pour garder tes employés motivés ?

Premièrement, je procède avec le salaire, car il y a toujours un aspect basé sur la performance. Pour mes vendeurs, c’est de la commission pure pour garder le monde motivé parce qu’ils vont vouloir se surpasser. Avec un salaire qui est à l’heure, peu importe ta performance, tu recevras toujours le même montant d’argent. Tandis qu’avec la commission, les gens vont savoir qu’il n’y aura pas de limite parce que plus ils se démarquent, plus ça va leur rapporter beaucoup. Deuxièmement, j’organise des concours avec mes employés pour essayer de les encourager à garder l’esprit d’équipe. Comme le slogan de Résidencia « Workhard, Playhard », je récompense vraiment mes employés qui travaillent fort. Par exemple, le gagnant recevra une carte cadeau de MasterCard à 100 $. Ensuite, je lui paie un restaurant, ce sont des affaires dans ce genre que je fais pour les motiver.

9. Quels sont tes outils préférés pour demeurer organisés et productifs ?

Premièrement, la chose que je vais faire à mon réveil, c’est mon horaire de la journée, mes objectifs et mes buts sur des post-its. Je vais les accrocher au mur de ma chambre devant mon bureau pour pouvoir les voir en face. J’ai aussi un calendrier électronique avec Google pour me garder organisé, donc durant ma journée, je vais séparer chaque bloc d’heures.

10. Quel est ton truc pour clore une vente ?

Première chose en vente, le meilleur truc c’est de créer la relation avec le client.

En tant que vendeur, si tu ne l’as pas créé, alors que c’est un client potentiel, tu n’aboutiras à rien. Quand il verra le prix, même si ce n’est pas ce qu’il pensait, mais à cause du fait que tu as créé la relation avec lui, il va te dire : « Oh ! C’est un peu plus cher que ce que je pensais », mais il va t’encourager. Donc c’est vraiment ça dès le départ, il ne faut pas qu’il te voie juste en tant que vendeur, il faut qu’il te perçoive comme le fait que tu sois vraiment là pour régler son problème, et pour son bien.

11. Qu’est-ce que tu aimes le plus du projet de franchise ?

Premièrement, quand j’ai entendu parler de la franchise, j’ai trouvé que c’était vraiment une bonne idée. En étant entrepreneur et vouloir ma propre compagnie, le plus gros problème que j’ai remarqué c’est de trouver l’idée principale pour démarrer. Le projet nous permettait déjà d’avoir une base de la compagnie potentielle. Ils nous ont formés de A à Z sur l’aspect vente et gestion. Il nous a permis d’accéder à un très bon entourage, des coachs qui nous poussent constamment à nous dépasser. Honnêtement, si je devais moi-même commencer une compagnie, je n’aurais jamais avancé autant qu’en ce moment. Deuxièmement, la chose que je trouve vraiment bien c’est la communauté autour du Groupe. J’ai rencontré beaucoup de monde, je me suis fait beaucoup d’amis à travers les activités et les événements organisés. Ça te permet de voir et de parler à d’autres entrepreneurs qui ont vécu la même expérience que toi, car ils connaissent les défis.

 

Jean-Luc Martineau (2e à droite) avec ses collègues chez le Groupe Résidencia

12. À part l’école, comment et par quel moyen continues-tu d’apprendre ?

Je trouve que j’apprends tous les jours, si ce n’est pas à travers l’école, c’est à travers mes expériences. Je me dis que si je suis capable d’apprendre quelque chose de nouveau chaque jour, peu importe, c’est quelque chose qui s’accumule. Par exemple, je regarde YouTube.

13. Si tu avais un livre ou un mémoire à écrire sur ta vie, quel en serait le titre ?

Je pense que le titre sera : « Don’t worry, be wealthy; a story of success ».

14. Quels sont tes conseils pour les autres jeunes qui veulent aller en entrepreneuriat comme toi ?

D’abord, trouve-toi quelque chose qui te passionne parce qu’il y a beaucoup de personnes qui focalisent seulement sur l’argent. Il faut avoir un but plus grand, c’est vrai que c’est beau (avoir de l’argent), mais si tu n’es pas passionné, à long terme, cela ne marchera pas.

Beaucoup disent qu’ils veulent aller en entrepreneuriat pour faire de l’argent, alors qu’ils ne sont pas prêts à travailler. Il faut que tu sois prêt à mettre ton 100 %, car si tu penses juste à l’argent, il n’y a rien qui va en sortir.

www.soyezentrepreneur.ca

Regroupant plus de 125 franchises partout au Québec, le projet de Qualité Étudiants, Vitres.Net et Go Gazon forment, depuis maintenant plus de 20 ans, la nouvelle génération d’entrepreneurs. Un système de coaching personnalisé, plus d’une centaine d’heures de formation en classe et sur le terrain et une identité de marque forte reconnue partout en province font de ce projet une expérience qui a changé la vie de plus de 1500 jeunes.